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Plaidoyer pour l´égalité entre les femmes et les hommes A l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des femmes en Haïti

12 March 2018
Association de vodouisantes participant à la commémoration de la Journée Internationale des Femmes

Port-au-Prince, Haïti, 12 mars 2018 --- C´est dans sa ville natale, Port-de-Paix (nord-ouest d´Haïti) que la Première Dame, Martine Moïse, a célébré la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2018, en présence de plusieurs officiels du Gouvernement (dont les ministres à la condition féminine, Eunide Innocent, et des Affaires Sociales, Stéphanie Auguste), des représentants du Corps diplomatique et du Système des Nations Unies (MINUJUSTH, UNFPA, UNESCO notamment).

De nombreuses femmes ont participé à cette activité autour du thème ¨Vyolans sou fanm, fòk nou pale¨(littéralement en français ¨Violence à l´encontre des femmes, nous devons parler¨).

Ont été honorées à cette occasion Marie Annaïse Fertil Jean, Solange Brave Saturné et Hermione Cher-Aimé Tassy, pour ¨leur engagement dans la lutte pour l´égalité de genre et le respect des droits des femmes et des filles dans le département du nord-ouest¨.

La Première Dame, Martine Moïse, s´est dite déterminée à poursuivre la lutte pour l´égalité entre les femmes et les hommes et a plaidé contre la violence faite aux femmes.

¨La violence basée sur le genre affecte une femme sur quatre en Haïti et l´égalité entre les sexes est cruciale pour le développement du pays¨, selon les Nations Unies en Haïti.

Un des temps forts de cette commémoration a été la lecture par la Mairesse-adjointe de Port-de-Paix, Yannick Agénor, de la déclaration d´engagement des leaders communautaires. Cette déclaration précise le rôle que chaque leader communautaire doit jouer en matière de sensibilisation et de prévention de la violence à l’égard des femmes, ainsi que le partenariat à maintenir avec le MCFDF (Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes) et tous ceux qui luttent pour le bien-être des femmes et filles dans la société.

Au nombre des femmes qui participaient à cette journée, Farah Jonassaint, 32 ans, qui avait dans les bras son bébé de 6 mois. C´est pour la toute première fois qu´elle participe à une telle activité.

¨Je voulais entendre comment les responsables comptent encadrer les femmes, car il y a beaucoup de femmes qui vivent dans la misère¨, a-t-elle indiqué.

La sénatrice Dieudonne Luma Etienne a, lors de tête-à-tête avec plusieurs groupes de femmes, insisté sur l’importance de cette journée.

¨Le 8 mars n´est pas une fête, mais une journée de réflexion sur la situation des femmes et les combats à mener pour la conquête de leurs droits¨, a-t-elle ajouté.