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Près de 300 personnes sensibilisées sur la prévention du VIH et les droits des femmes dans la Grand’Anse

Port-au-Prince, 2 août 2021 --- L’Association pour la Réduction de la Vulnérabilité en Haïti (AREV-Haïti) a organisé, avec le soutien technique et financier de l’UNFPA, l’agence des Nations Unies chargée de la santé reproductive, trois journées de sensibilisation et de dépistage du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’occasion de la fête des mères, dans la Grand’Anse.

Environ 300 personnes (femmes, filles, garçons, hommes, jeunes, groupes vulnérables) ont participé à ces activités qui se sont tenues à Jérémie et Beaumont, une commune de douze mille habitants. 

Les participants ont été sensibilisés sur les droits des femmes, la prévention de la violence basée sur le genre, le triple rôle du préservatif, la planification familiale, le VIH et la Covid-19.

En plus d’avoir été dépistés, pour la plupart, au VIH, les participants ont reçu des kits d’hygiène et des préservatifs.

Mamoune, une jeune fille qui a participé à une session à Jérémie, a jugé impératif de toujours réaliser ces types d’activités dans les communautés afin de pouvoir toucher davantage de gens. Car les adolescentes et les jeunes se livrent, précise-t-elle, à des activités sexuelles sans protection, tombent enceintes, abandonnent l’école et parfois abandonnent les enfants sur des piles d’immondices.

A Beaumont, pas moins de 74 adolescentes et jeunes femmes faisaient face en 2020 à une grossesse non désirée et précoce, selon une enquête conduite par l’Institut du bien-être social et de la recherche (IBESR) et l’Initiative départementale contre la traite et le trafic des enfants (IDETTE) dans huit établissements de cette localité. 44 de ces grossesses étaient enregistrées parmi des mineures à l’École de la Prophétie durant le confinement. Certaines des jeunes femmes ont dû arrêter leur éducation lorsqu’elles sont tombées enceintes. Quatre cas de viols étaient en cours de traitement.

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a rendu l’accès aux soins de santé plus difficile, a révélé une étude sur l’impact socio-économique de la pandémie réalisée par les Nations Unies au dernier trimestre de 2020.

43% des ménages ont déclaré ne pas avoir eu accès aux traitements médicaux et médicaments réguliers. La principale raison évoquée par 42 % des ménages est attribuée au coût trop élevé des services de santé et des médicaments.

D’autre part, près de 48 % des femmes n’ont pas eu accès aux soins maternels ou de planification familiale en raison du manque de ressources pour payer les frais de santé (40% des femmes), et de l’absence des services de santé dans la zone de résidence (34 % des femmes), souligne cette étude.

Texte : Vario Sérant